La mort encore trop tabou… même à l’Halloween

La fête de l’Halloween est axée sur le funéraire, rempli de tombeaux et de cadavres. Novembre est le mois des morts pour honorer la mémoire de nos disparus. Pourtant,  le domaine funéraire demeure tabou. Que devons-nous comprendre ?

 

Personne n’hésite à envisager son mariage, les célébrations de son anniversaire. Toutes les jeunes filles rêvent de leur bal de graduation et leurs parents l’organisent en grand. Les couples sont fiers de souligner leur anniversaire de mariage… les parents font le baptême de leur nouveau-né avec satisfaction. La fête de l’Halloween se transforme en incursion dans le monde de la mort.  Les cimetières apparaissent partout, les cercueils sont visibles à tous les coins de rue, on se déguise en fantômes… pour faire peur aux enfants…

Mais on refuse toujours de parler de la mort ou de l’envisager avec sérieux. Pourtant, c’est un rituel… comme les autres.

 

Lorsque la mort se pointe dans une conversation en famille ou entre amis, plusieurs se tairont ou quitteront la table, d’autres imposeront leur vision simpliste, l’associeront à l’argent, laisseront le fardeau à ceux qui restent et plusieurs réussiront à la tourner en dérision. On n’hésite pas à rire de la mort, comme à l’Halloween, mais on refuse d’admettre que tout le monde va mourir, dont nous-mêmes.

 

La raison est simple : la mort est encore taboue, des mythes persistent, on craint de souffrir, de faire de la peine à ceux qui restent. ON CRAINT L’INCONNU.

 

Pour y remédier, nous vous suggérons de vous informer sur le domaine funéraire, de prévoir son rituel, de magasiner ses arrangements préalables et la disposition de son corps. Évidemment, cela paraît moins agréable d’orner la maison de cadavres en plastique ou de faux cercueils pour ce 31 octobre, mais c’est un exercice à faire essentiel afin de s’assurer du respect de ses dernières volontés.

 

Nous vous souhaitons une bonne soirée de rituels de célébrations !

Publicités

Testament — arrangements préalables – Dépôt de volontés Comment s’assurer du respect de nos dernières volontés ?

Il persiste encore plusieurs mythes entourant le respect des dernières volontés d’un défunt et plusieurs questions nous sont régulièrement adressées. Voyons de plus près :

Quelle est la différence entre un testament et des arrangements préalables ?

  • Un testament est un acte juridique signé devant notaire qui prévoit surtout la répartition des biens d’un défunt et qui se charge de cet aspect, soit le liquidateur.

 

Un contrat d’arrangements préalables est un contrat conclu avec une entreprise funéraire qui détermine le choix des rituels funéraires et de mode de disposition du corps et en fixe le prix, peu importe le moment du décès.

Il est important de savoir que le contrat d’arrangements préalables de services funéraires est appliqué dans les jours suivant le décès tandis que la lecture du testament se fait bien après les funérailles.

Peut-on rompre ou modifier un contrat d’arrangements préalables ?

  • Il existe actuellement un vide juridique entourant cette question. Une chose est certaine ; de son vivant, la personne qui a conclu et signé un contrat d’arrangements préalables peut toujours le modifier ou le résilier. Selon la loi de l’Office de la protection du consommateur, des pénalités de 10% peuvent être imposées.

Cependant, si une succession désire modifier le contrat d’arrangements préalables d’une personne défunte, des problèmes risquent de survenir, vu l’absence de législation. La réalité est que chaque entreprise funéraire applique sa propre politique à cet effet. Certaines exigeront d’honorer intégralement le contrat, au nom des dernières volontés du défunt, alors que d’autres accepteront des modifications.

C’est pourquoi, de nos jours, les entreprises funéraires exigeront au signataire d’un contrat d’arrangement préalable d’ajouter une clause de non-modification, après le décès.

Qu’est-ce qu’un dépôt de volonté ?

  • Un dépôt de volonté est différent d’un contrat d’arrangements préalables, car il ne fixe pas le prix et ne protège pas de l’inflation. Ce type d’arrangement est une sorte de testament funéraire qui dicte les volontés de la personne à la suite de son décès sans en prévoir le paiement. En cas de litige, sa valeur légale est nulle.

Ainsi donc, la meilleure façon de prévoir vos rituels funéraires en vous assurant qu’ils soient respectés est la conclusion d’un contrat d’arrangements préalables payés d’avance qui excluent toute révocation ou modification par un tiers.

Cendres

Quand l’image vaut aussi mille mots à la mort d’un proche.

Tout comme la société, le monde funéraire évolue très rapidement. Depuis que l’Église s’est retirée des funérailles après la mort d’une personne, les réflexes se sont tournés vers d’autres choix, notamment et principalement vers la crémation.

 

Depuis les dernières années, la proportion de Québécois qui opte pour la crémation au décès continue d’augmenter et atteint maintenant plus de 75% des décès (+4),  au cours de la dernière année. Or, il est important de préciser que la crémation n’est qu’un simple mode de disposition d’une personne décédée.

 

D’ailleurs, dans les bureaux des membres de la Corporation des thanatologues du Québec, il est fréquent que les directeurs de funérailles entendent que « Papa voulait être incinéré ». Or, nous observons que plusieurs ignorent qu’une personne décédée peut aussi être exposée avant de subir la crémation et c’est pourquoi nous pensons que les familles endeuillées cherchent des repères, à la mort d’un proche. Si une image vaut mille mots, c’est aussi le cas au décès d’une personne et rien de vaut un moment intime, une exposition, une visualisation pour faire un deuil.

 

De nos jours, les familles endeuillées cherchent des repères, car il n’y a plus de funérailles traditionnelles imposées par l’Église. Il devient alors difficile et même pénible de faire des choix judicieux et de prendre des décisions en évaluant leurs conséquences immédiates et dans l’avenir en raison de la charge émotive.

 

Que l’on parle maintenant de cérémonie, d’hommage, d’obsèques et/ou de sépultures lors d’un décès, il est important de prévoir un rituel funéraire et non une simple disposition de corps ou de cendres humaines.

 

D’ailleurs, au moins 40% des personnes défuntes (-2%) ont été exposées devant public l’an dernier. Les entreprises funéraires membres de la Corporation des thanatologues s’adaptent d’ailleurs à cette tendance et proposent maintenant plusieurs formes d’exposition d’un corps, de nature  privée ou publique.

 

Vous entendrez régulièrement parler de l’importance de l’exposition d’un corps qui devient une étape cruciale pour dire au revoir à une personne chère même si elle fait le choix de la crémation. Nous pensons que c’est la meilleure façon de pouvoir traverser un deuil, car l’exposition d’une personne décédée est possible et même souhaitable lorsque la crémation est retenue comme mode de disposition de cendres humaines déposées dans un columbarium ou dans un cimetière.  Ainsi, les familles endeuillées peuvent vivre leur deuil à travers un véritable rituel de funérailles et de sépulture.

 

Si une image vaut mille mots, c’est aussi le cas au décès d’une personne et rien de vaut un moment intime, une exposition, une visualisation pour faire un deuil.

Blogue

Photo *** La Presse

Éclaircir les mythes, tabous et légendes urbaines sur la mort

Photo1

La mort est remplie de légendes urbaines, de tabous et de mythes qui persistent encore aujourd’hui…

Le plus éloquent est le surnom populaire de croquemort, attribué à ceux travaillant dans le domaine funéraire. Ce terme, utilisé depuis le 18e siècle, demeure  bien mystérieux. La Corporation des thanatologues du Québec adhère tout de même à la théorie la plus populaire pour vous expliquer l’origine de cette expression.

Il y a quelques dizaines d’années, dans certains pays, pour s’assurer que l’on n’enterrait pas quelqu’un vivant, celui qui était chargé de fermer le cercueil mordait l’orteil du présumé mort. S’il ne bougeait pas, c’est qu’effectivement, il était décédé. On pouvait donc l’enterrer sans crainte que celui-ci ne se réveille.

Il en existe de nombreuses expressions très étranges… Dans le domaine du croque-mort par exemple, on dit « manger les pissenlits par la racine » ou encore « casser sa pipe« .

De nos jours,  il y des façons beaucoup plus professionnelles de parler des gens qui travaillent dans le domaine funéraire.

Conseillers en services funéraires : Ce sont ceux qui reçoivent et accueillent les familles en deuil d’un être cher, souvent quelques heures seulement après le décès. Ce sont eux qui veillent à ce que les dernières volontés des défunts et les souhaits des membres de leur entourage soient respectés. Au Québec, une bonne partie d’entre eux ont une formation collégiale reconnue par le ministère de l’Éducation, comme au Campus Notre-Dame-de-Foy, dans la région de Québec.

Thanatopracteurs : Ce sont eux qui pratiquent la thanatopraxie, appelée aussi embaumement chez les défunts et qui veillent à respecter les conditions légales de conservation d’un défunt en vue d’une exposition devant public. Les thanatopracteurs sont les véritables embaumeurs. Ces travailleurs, qui sont aussi des conseillers aux familles, sont diplômés reconnus au Québec du Collège de Rosemont et doivent détenir un permis de pratique valide du ministère de la Santé et des services sociaux pour pratiquer.

Mais il y aussi d’autres métiers très importants dans ce domaine ;

Hôte/Hôtesse de complexe funéraire : Accueille les visiteurs, organise les salles d’exposition, répond aux demandes d’informations.

Porteur de cercueils : Est chargé d’un protocole bien strict pour assurer un rituel funéraire digne pour un défunt qui est transporté dans un cercueil. Doit coordonner ses pas en fonction de la place qu’il occupe par rapport au cercueil et des autres porteurs.

Transporteur de défunts : Doit respecter un protocole de transport très élaboré pour prendre en charge une personne défunte du lieu de sa mort et la conduire jusqu’au complexe funéraire. Les transporteurs sont des employés des complexes funéraires qui travaillent souvent sur appel et de nuit.

Opérateur de fours crématoires : Lui aussi a des règles très strictes à respecter afin d’assurer le bon fonctionnement du crématorium lors d’une crémation d’un défunt. Contrôle de l’emplacement, de la température, du temps de crémation, des risques d’explosion, et surtout de la dignité des défunts, transformés en cendres humaines.

En espérant que cela vous donnera une autre façon de voir les travailleurs du domaine funéraire d’aujourd’hui.

Photo1

Trouver des cendres humaines lors d’un déménagement

La période de déménagement de juillet est typique chez les thanatologues au Québec. Annuellement, de nouveaux locataires ou de nouveaux occupants rapportent aux médias ou remettent à une entreprise funéraire des urnes contenant des cendres humaines qu’elles ont retrouvées dans leur nouveau logement. Souvent, elles ont été trouvées dans le haut d’un placard, près du foyer, ou dans le garage, à côté du rangement à outils.

Publicité2_ATHOS

La Corporation des thanatologues du Québec et ses entreprises funéraires membres tiennent à vous sensibiliser à l’importance d’accorder la plus grande dignité envers des cendres humaines.

Bien que la loi actuelle n’accorde aucun statut légal aux cendres humaines, trop souvent, elles se retrouvent abandonnées et disposées de façon irrespectueuse envers la personne décédée.

Souvent, les entreprises funéraires membres de la Corporation des thanatologues du Québec acceptent  de récupérer des cendres humaines qui sont retrouvées lors de la période de déménagement ou à n’importe quel autre moment de l’année. Sachez que ces cendres humaines, lorsqu’elles deviennent abandonnées, sont simplement déposées dans une voûte commune, sans aucune autre marque significative.

Il est important de savoir que la seule façon d’assurer un traitement digne à vos cendres humaines est d’en prévoir la disposition dans un cimetière ou dans un columbarium. Et c’est à l’intérieur d’un contrat d’arrangements préalables de services funéraires que vous pouvez vous en assurer. Les contrats sont supervisés par l’Office de la Protection du Consommateur et vous pouvez consulter la loi qui en découle en cliquant sur ce lien :

Loi sur les contrats d’arrangements préalables de services funéraires et de sépultures.

Adressez-vous aux professionnels de la Corporation des thanatologues du Québec pour en savoir plus sur le sujet :

Membres de la Corporation des thanatologues du Québec

 

 

Un Noël difficile après la perte d’un être cher

d65c59f9-1031-472a-8fe9-c6092c6f0fe5_original

Solange Massana et Johanne Beauchesne vivront leur premier Noël sans leur père. Mme Massana a aussi perdu son mari un peu plus tôt cette année.

Le temps des Fêtes s’avère une période difficile à passer pour les personnes endeuillées qui doivent célébrer un premier Noël après la perte d’un être cher.

C’est le cas de Solange Massana, qui vit un double deuil cette année. Il y a quelques semaines, elle a perdu son père, et, un peu plus tôt dans l’année, son époux est également décédé. Les deux hommes de sa vie ont été emportés par le cancer.

Lire la Suite…

Réapprendre à apprivoiser la mort

garneau

Valérie Garneau, directrice des finances et ressources humaines du Groupe Garneau, Josée Masson, directrice générale de Deuil Jeunesse et Marie Ève Garneau, directrice des opérations du Groupe Garneau

©TC Media – Mélanie Labrecque

SOURCE : Le peuple de Lévis

SOCIÉTÉ. La mort est encore un sujet tabou. Si plusieurs refusent d’en parler, d’autres peuvent ignorer leur deuil. Ce constat soulève plusieurs questions chez ceux pour qui les décès font partie de leur quotidien. Lire la Suite…